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L'EFFET BOOMERANG

CHAPITRE 13



Concrètement !



Phase 1 : L’erreur de notre nature originelle !



Depuis le début de cette deuxième partie, chacun s’est plus ou moins accoutumé à l’idée de ne pas s’être construit véritablement seul, mais au travers de guides spirituels de différentes natures. Nous allons donc faire maintenant un petit tour d’horizon récapitulatif se rapportant à la bonne gestion de ces différentes sources d’information, et voir les différentes étapes qui conduisent à la victoire. Il ne s’agit pas pour autant d’une « méthode », car la recette est en Dieu qui connaît lui-même la moindre partie de notre cœur. Il est important toutefois de ne pas mettre la charrue avant les bœufs lorsque nous venons à Christ, car le spirituel n’est pas une dimension dans laquelle il est bon de s’aventurer à la légère.

Il nous arrive de dire cette expression, « nous ne sommes pas des bœufs ». Nous ne devons pas nous leurrer, nous ne sommes effectivement pas des bœufs qui avancent joyeux vers la sanctification par la perte de leur égoïsme naturel, au profit de la logique de l’amour d’autrui. Le problème vient justement du fait que nous ne sommes non seulement pas des bœufs, mais bien des charrues. Ce n'est effectivement jamais le Seigneur qui rend notre chemin difficile au-delà de nos forces, mais bien nous-mêmes qui retenons Dieu. Les raisons de nos éternels combats, se trouve plus en effet dans nos refus ou nos trop grands élans donnant raison à la survie de notre chair sous ses divers angles, que sur notre volonté à son renouvellement dans l’Esprit. (Jacques 4-1/4) D'où viennent les luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous ? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres ?

Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.

Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.

Adultères que vous êtes ! Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu ? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu. //

Il est évident qu’il est facile dans la mise en pratique de donner raison à notre chair, croyant donner raison à l’Esprit de Dieu. Jésus n’aurait si non pas dit, d’entrer par la porte étroite car large est la porte et spacieux le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par-là. Mais étroite est la porte et resserré le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui le trouvent.

Si nous cherchons Dieu avec sincérité et vérité, c’est par la petite porte que Dieu nous fera obligatoirement passer, si nous nous laissons conduire par son Esprit. Nul ne peut en effet connaître son propre chemin s’il veut réellement suivre Dieu, puisque la chair n’a pas la capacité de connaître et d’accomplir la dimension de l’Esprit de Dieu. Il n'y a cependant rien d'étonnant que nous décrivions les deux portes, car dès les premiers pas, chacun risque de s'engouffrer tête baissée par la grande facile à trouver, si nous ne la décrivons pas très bien. La différence peut certes paraître très faible au premier regard, mais le résultat en devient vite l’opposé. Si aujourd'hui nous parlons donc d'un sentier de forêt tout tracé devant nous, qui peut rendre notre chemin aisé et notre fardeau léger, quand nous venons à Christ, sachons malgré tout nous attendre à devoir vivre des moments qui nous paraîtront difficiles.

Je vous annonce ces difficultés, non pas pour vous décourager de la démarche chrétienne, mais pour que personne n’aille jusqu’à se leurrer, s’attendant à trouver un havre de paix au travers de l’univers chrétien. Je ne le mentionne pas en tant que critique acerbe, mais bien au contraire pour que chacun soit conscient du but de la démarche chrétienne, et n’aille se méprendre. L’univers chrétien est utilisé par Dieu pour faire mourir notre dimension égoïste de la chair, et repartir progressivement sur les bases de l’Amour d’autrui. Ne croyez pas cependant qu’il suffise de revêtir un uniforme de soldat pour faire peur à un général ennemi. Comment pourrait-il en être autrement, dans la mesure où nous conservons en nous la dimension charnelle de l’ennemi que nous n’avons pas complètement éliminée ? C’est en effet de certains conflits dans lesquels nous aurons dit non à la chair et oui à l’Esprit de Dieu dans nos réactions, que le renouvellement de notre âme se fera, et tendra progressivement vers la stature parfaite de Christ. Ne nous étonnons donc pas de retrouver des conflits. Ils sont utiles à notre progression dans l’Esprit de Dieu, chacun pour nous-mêmes, sachant que l’important est de les gérer selon Dieu et non par notre psychologie charnelle.

Si nous pouvions mettre premièrement une réelle bonne volonté, cela pourrait effectivement être rendu plus facile, mais cela voudrait dire également que la connaissance de cette bonne volonté existait déjà dans notre psychologie et pas seulement en Dieu qui veut remplacer cette logique égoïste pour nous bénir tous. L'encouragement presque miraculeux de notre propre transformation, se trouve en effet dans le résultat du renouvellement, raison pour laquelle seule la mise en pratique de notre foi en un Dieu vivant peut nous y conduire. Sans la foi il nous est donc impossible d’être agréable à Dieu, puisque c’est d’elle que peut progressivement naître quelque dimension que ce soit de l’Esprit-Saint en nous.

Si nous savons reconnaître les bienfaits de la foi, il nous est cependant possible de la confondre avec notre propre construction impure, surtout en ce qui concerne les attitudes que nous considérons bonnes. Tout humain est en effet plus ou moins bien assujetti à des règles en rapport avec l’image qu’il a tiré du bien. Prenons par exemple l’image d’un fils aimant ses parents, mais rebelle en tous points, face au respect des règles de société. Au jour ou vous aurez trouvé l’image de référence de ces parents qu’il lui fallait pour entrer dans l’obéissance, l’aurez-vous fait naître de l’Esprit de Dieu ? Absolument pas ! Vous l’aurez amené à comparer une image née charnellement en lui, par la nécessité qu’il avait eue dans son enfance de se soumettre à ses parents pour survivre, mais vous l’aurez conduit par-là au respect de l’esprit charnel qu’il suivait déjà dans un autre contexte. Il sera certes mieux pour lui et la société qu’il en soit ainsi, mais si ce fils s’examine, il pourra se rendre compte que c’est  par l’image sentimentale d’être reconnu de ses parents qu’il a agit, et non dans l’amour d’autrui. S’il se considère un jour repoussé de ses parents par exemple, cela pourra l’amener à considérer cette obéissance comme une faiblesse qu’il vous avait accordée. Ce respect des règles n’ayant été qu’un assujettissement de la chair, la Force, la Puissance, la Sagesse, l’Amour de l’Esprit de Dieu ne pourra se manifester dans cette personne au travers de cette « qualité » charnelle. Si un jour cet homme vient à Christ, le Seigneur tentera tôt ou tard de mettre à jour ce comportement reconnu bon par lui-même et parfois son environnement, afin de lui donner les qualités en rapport avec le respect d’autrui, qui naîtra alors véritablement en lui selon Dieu. Nous avons pris l’exemple du respect des règles de la société, mais le cas est certainement encore beaucoup plus fréquent en ce qui concerne le respect des règles de Dieu et demeure les bases de tant de religions.

C’était mon cas pour la témérité que je confondais avec la foi et que nous évoquions à la page 184. Comment Dieu aurait-il pu mettre les qualités correspondantes à la foi en moi, puisque ce que j’interprétais généralement comme étant la foi, n’était dans la majeure partie qu’une témérité charnelle, gérée donc par la logique de Satan ? Au jour où je demandai la sagesse dont je ne voulais pas, à cause de la tromperie de l’ennemi à m’en apporter une mauvaise image, Dieu put commencer de me donner la foi qui n’eut progressivement plus commune mesure. Je commençai alors de mettre ma foi en pratique, et j’en découvris émerveillé, le bienfait en moi conforme à la loi. C’est pourquoi Dieu nous a donné la Loi de Moïse, afin que nous puissions vérifier le bien-fondé de notre foi, et surtout en comparer les résultats avec la renaissance de notre cœur dans l’Esprit de Dieu. C’est en effet après avoir été vainqueur dans un nouveau registre non charnel, que nous pouvons constater combien il est surprenant de se voir agir soudainement dans la conformité de la Loi en toute vérité et sincérité de cœur, comme venant de nous-mêmes et sans condamnation sur les autres. C’est à ce miracle auquel nous devons travailler et par lequel nous sommes encouragés. C’est par lui que nous pouvons voir réellement Dieu Père fils et Saint-Esprit, comme un Dieu concret et non une bonne et utopique idéologie humaine.

De cette première phase, nous garderons donc en mémoire le fait que nous devons reconnaître que nos voies ne sont pas celle de Dieu, et qu’en ce qui concerne notre bonne volonté, tout comme pour nos mauvaises voies, nous devons lui demander, la réelle conviction d’erreur charnelle.



Phase 2 : Jésus, Sauveur Personnel et Seigneur !  



Il n’y a que bien peu à dire me semble-t-il pour que chacun accepte Jésus dans l’intégralité de son œuvre, si nous avons compris la différence fondamentale entre la logique élevée proposée par Dieu en Jésus-Christ, et les bases de notre pitoyable psychologie charnelle. Que celle-ci soit la meilleure ou la pire, elle se trouve en effet sous la tutelle de Satan.

Nous laisserons l’honneur de la démonstration théologique de la venue de Jésus à tous les docteurs de la Loi spécialisés en la matière, qui ont travaillé et retravaillé les prophéties de l’Ancien Testament annonçant sa venue et dont la préfiguration est généralement reconnue en Melchisédech. Ce qui nous intéresse et que nous avons déjà abordé, est de percevoir combien l’accomplissement jusqu’à la mort de son corps était important pour ne pas donner raison, ne serait-ce qu’un iota, à la dimension psychologique charnelle. Il ne s’agit donc pas de le reconnaître seulement comme prophète, c’est-à-dire comme un simple homme ayant annoncé les temps à venir, ni même comme un Saint ayant été plus saint que d’autres, pas même encore comme  le Sauveur et le libérateur de l’humanité, même si la chose est vrai, mais bien comme notre Sauveur Personnel et Fils de Dieu. Jésus tend en effet la main individuellement à chacun de ceux qui acceptent de le suivre dans la vérité, la justice et l’Amour de Dieu. Jésus est certes venu pour l’humanité entière, mais n’aurait-il pas accompli la même chose s’il ne s’était agit que d’une seule personne à sauver ? C’est-à-dire moi ! C’est-à-dire « toi » !

L’important est en effet de Le reconnaître apte à devenir notre « entraîneur » personnel. Il ne sera pas ambitieux de SA victoire, comme peuvent l’être certains hommes, mais de NOTRE victoire, même si c’est lui qui nous en rend vainqueur. Ce n’est pas pour SA Gloire qu’il le fait, mais pour notre bonheur !

Quel est cependant l’entraîneur qui acceptera de former un sportif, si celui-ci ne veut en faire qu’à sa tête ? Le sportif accordes sa confiance à son entraîneur, parce qu’il sait que toutes les voies dans lesquelles celui-ci le conduira, seront bonnes pour son résultat. Il sait également que lorsque ses possibilités seront dépassées, la véritable efficacité de l’entraîneur lui permettra alors de faire la différence. C’est pour cela que Jésus nous demande de faire de lui notre Seigneur Personnel, sachant qu’il fait partie intégrante de Dieu auquel revient la première place dans notre vie et notre cœur.

Nous en reparlerons plus loin, mais lorsque nous avons été rendus vainqueurs d’un esprit impur dominant préalablement notre vie, nous pouvons réaliser alors que nos motifs et nos actes deviennent identiquement contenus dans la Loi de Moïse, preuve d’un renouvellement de cette part de notre âme. Beaucoup de chrétiens, serviteurs de Dieu ou non, n’ont pas forcément constaté les miracles de cette part de renouveau en eux. Beaucoup, dans leur sincérité envers Dieu, même après le Baptême du Saint-Esprit, confondent les traditions perçues comme venant de Dieu par l’enseignement reçu et donnent simplement raison à ces règles comme un acquis personnel, quitte à devoir se privé de la vie correspondante, qu’ils considèrent alors péché. Ces règles, bien que bonne, puisque venant de Dieu, se trouvent alors additionnées  aux règles de leur chair, sans qu’il y ait eu renouvellement par l’Esprit de Dieu, alors que c’est justement ce renouvellement miraculeux de Dieu, que le Seigneur veut transmettre à chacun.

Si, comme nous l’avons déjà lu dans Apocalypse 1-5/6, nous sommes des sacrificateurs pour Dieu son Père, nous ne devons pas perdre de vue que cette position conduit chaque chrétien que nous sommes, à la responsabilité de suivre les préceptes de Dieu en Jésus Christ, tant pour nous-mêmes que pour l’enseignement des personnes de notre famille encore sous notre responsabilité. Si nous voulons paraître de grands hommes qui n’ont jamais eu besoin de Dieu pour devenir ce qu’ils sont devenus ; comment auront-ils l’exemple du repentir à la Croix et de l’aide que Dieu apporte aux humbles de cœur ? Quel que soit donc la personne qui nous enseigne, nous ne pourrons pas dire « Mais Seigneur, le pasteur disait…, le rabbin enseignait…, monsieur le curé priait… », car Jésus nous a déjà dit dans (Matthieu 23-1/3) Alors Jésus, parlant à la foule et à ses disciples, dit: Les scribes et les pharisiens sont assis dans la chaire de Moïse. Faites donc et observez tout ce qu'ils vous disent; mais n'agissez pas selon leurs œuvres. Car ils disent, et ne font pas.//

En cela, Jésus ne condamnait pas des pharisiens que nous sommes tous plus ou moins, mais leur attitude de l’apprentissage pour une bonne mise en pratique charnelle de la Parole de Dieu selon leur interprétation de la Loi. Une attitude qui ne peut en rien renouveler les cœurs dans la logique de Dieu, et qui plus est, conforte l’enseignant et ceux qui le suivent dans une présomption de vérité immuable de leur propre dimension charnelle.

A première vue la position de serviteur de Dieu semble certes une position de leader, mais elle se retrouve soumise cependant à un jugement plus sévère, vu que nos mauvaises réactions sont là pour nous interpeller sur nos mauvaises mises en pratique des enseignements reçus ou dispensés, voir sur l’enseignement lui-même. L’allégresse née de divers élans vers Dieu, participera certes à multiplier notre foi en tant que serviteur de Dieu, raison pour laquelle nous serons d’autant plus tenu pour responsable de ce que nous enseignons à nos enfants par exemple et ne mettons pas en pratique nous-mêmes. Il est un fait indiscutable que l’enseignement, la connaissance, la louange, l’adoration, l’obéissance sont avec bien d’autres situations, des canaux qui apportent à chacun un désir croissant d’une reconstruction de notre âme selon Dieu ; mais il faut cependant rester toujours conscient que notre reconstruction ne se fera jamais d’une autre manière, que par notre repentance de nos erreurs à la Croix et dans la mise en pratique de notre foi, alors que nous somme confrontés à la tentation de nos réactions charnelles.

Comme nous l'avons donc vu depuis le début de cette deuxième partie, quand nous venons à Christ, notre âme reste soumise à de nombreux harcèlements de l'ennemi, même si cela ne dépasse pas des limites humaines tout ce qu'il y a de plus naturelles. Les « possessions » démoniaque, existent certes, et sont plus répandues que certains ne le pensent, mais le sont cependant énormément moins que d'autres ne s'imaginent le vivre fréquemment. La « chair », notre psychologie établie pour la survie du corps est plus ou moins bien adaptée à une réelle vie en société, et peut au travers de sa construction égoïste, provoquer des réactions parfois très inattendues, particulièrement chez des personnes assises entre deux chaises. Celles-ci voudraient bien alors acquérir certaines bonnes attitudes, sans avoir à reconnaître les mauvais comportements correspondants. Elles voudraient que toute libération de leur âme leur permette une obéissance surnaturelle à Dieu, sans participation de leur part, et par la seule puissance de Dieu transmise par de grands hommes, c’est-à-dire sans passer par la Croix. Ces personnes courent alors de lieu en lieu dans l'espoir d'être, « délivrées » par des serviteurs de Dieu qu’elles élèvent en position d’idoles, alors que la première des choses serait de ne pas donner raison à une forme d’hystérie égocentrique de leur chair. Le problème vient d’ailleurs souvent de certaines formes d’enseignements ou même simplement de leur mauvaise mise en pratique, de faire de l’église comme une hiérarchie de Dieu, de laquelle ils reçoivent certaines directives remplaçant celles du Saint-Esprit en eux. Cette attitude est complètement fausse, car Dieu règne sans aucun intermédiaire sur l’homme, et nous pouvons absolument tous recevoir également de Dieu, si notre communion est comme il se doit, en tous temps, en tous lieux, et en toutes circonstances.

Beaucoup de serviteurs tombent effectivement dans le piège de se croire dans une hiérarchie supérieure aux autres, et donnent ainsi raison à une forme de construction idolâtre du corps de Christ. Il est fondamental de savoir que celui qui dispense un enseignement en tant que serviteur de Dieu, n’est en rien supérieur à un autre aux yeux de Dieu, ou qu’il se trouve pouvoir accéder à une récompense ou position meilleure devant Dieu. L’image de cette construction repose malheureusement sur la mauvaise interprétation du ministère de Jésus par l’homme, car le rôle de son ministère, au-delà d’accomplir la Loi, était d’encourager chacun à s’avancer individuellement dans cette Gloire à laquelle Dieu veut nous rendre participatifs. Le but du serviteur de Dieu aujourd’hui ne doit donc pas être de démontrer combien son autorité sur les esprits impurs est grande, mais d’encourager chacun à mettre lui-même sa propre autorité en pratique, pour ce qui le concerne personnellement. Nous revenons en cela à l’image de l’entraîneur sportif. Le conducteur spirituel devrait être celui qui apprend à chacun des membres de son équipe à utiliser le ballon pour faire marquer des buts à l’ensemble du groupe, et non s’efforcer de démontrer sa supériorité sur les autres en gardant lui-même le ballon. Quelle est l’équipe qui pourra être vainqueur avec un entraîneur de ce type ? Les onze joueurs d’une équipe de foot par exemple, resteront-ils assis à regarder et applaudir leur entraîneur marquer des points ? Cela leur apporterait peut-être quelques bons exemples, mais cette connaissance du jeu leur permettra-t-elle d’acquérir l’assurance, l’adresse et la virtuosité nécessaire à ce sport ? Ce n’est toujours pas dans le bon exemple que la victoire se situe, mais dans la mise en pratique personnelle et journalière que chacun peut y parvenir, que l’on soit joueur de foot ou chrétien né de l’Esprit. Un jour vient où personne n’enseignera plus personne, et c’est déjà un peu le cas il me semble, si chacun entre dans l’écoute du Saint-Esprit. Je ne veux pas dire par-là qu’il soit mauvais de donner des exhortations à se bien comporter, des mises en garde ou des recommandations qui peuvent apporter le déclic d’une parole ou d’une pensée reçue. Si l’enseignement reste vrai et fondamentalement bon, il ne doit toutefois JAMAIS venir remplacer en chacun l’interpellation du Saint-Esprit, qui connaît mieux que quiconque ce qui est bon pour la personne et pour l’élévation de sa foi. Cela veut dire concrètement qu’un guide spirituel n’est jamais là pour remplacer la communion avec le Saint-Esprit, mais bien au contraire pour conduire toute personne à tirer elle-même référence et conseil du Saint-Esprit en tous temps en tous lieux et en toutes circonstances. C’est ce vécu journalier qui fait naître et grandir une foi constructive en un Dieu vivant, et donne à chacun de vivre concrètement Jésus en tant que Seigneur. La connaissance est une chose, mais le renouvellement et la libération de l’âme dans la dimension de l’Esprit, ne peut se créer autrement que par la mise en pratique de la foi, qui ferme alors la porte correspondante de notre âme à un comportement charnel. Attention donc de faire de Jésus notre Seigneur à cent pour cent, car un pour cent de moins est charnel, mais un pour cent de plus l’est tout autant. Quel que soit le serviteur de Dieu qui nous guide, et ses désirs de nous faire progresser rapidement, ce ne sera jamais lui qui viendra accomplir notre vie, et comme les conseilleurs ne sont pas les payeurs, il vaut donc mieux s’adresser au réel bon conseilleur qu’à l’homme. Le Saint-Esprit est perpétuellement présent en nous, et il connaît tout de nous. Chacun ayant une image personnelle qui lui permettra d’être assujetti à une règle, il est bien évident que seul Dieu peut conduire par son Esprit, la reconstruction de quiconque. Le serviteur de Dieu prend sinon la place qui reviendrait à Jésus dans le cœur de la personne, par la substitution de son autorité sur l’esprit impur concerné.

Il est certain qu’à vu humaine, le « miracle » de l’autorité spirituelle ainsi manifestée produira une différence, une transposition de l’esprit, et aura une incidence momentanée sur le comportement de la personne. Celle-ci ne connaissant cependant pas par quel, comportement, par quelle réaction elle donne des droits de retour à cet esprit, celui-ci reviendra quatre-vingt-dix-neuf fois sur cent avec sept esprits plus mauvais. Les sept ne resteront peut être pas, mais la difficulté de la personne sera plus grande pour résister à celui de base, car elle aura accepté l’autorité d’un homme en substitution d’une épreuve de foi qui lui aurait alors permis d’accéder à l’encouragement de Dieu au travers de sa libération.

Lorsque Jésus chassait des démons, il ne le faisait pas pour sa gloire, mais parce qu’il connaissait le cœur de chacun, et qu’il savait ce qui était bon pour la personne. Il mit cependant en garde les disciples de se réjouir uniquement de ce que leur nom était écrit dans le livre de vie, et non de ce que les esprits impurs leur étaient soumis. Celui qui croit pouvoir faire progresser son âme dans la dimension de l’Esprit par ses prises d’autorité sur divers esprits impurs ou son simple enthousiasme à rencontrer Dieu, voir dans la louange et même l’adoration se leurre. Ce bonheur indescriptible qu’il atteindra dans l’adoration, ne sera là que pour l’encourager à le vivre journellement en tout temps en tout lieu et en toutes circonstances au travers d’une âme et d’un cœur complètement renouvelé. Alors il comprendra ce que veut dire Aimer ! C’est effectivement de l’encouragement à rencontrer une meilleure dimension que pourra venir la décision de notre foi, mais ce sera TOUJOURS dans la mise en pratique concrète de cette foi par la victoire sur la tentation, que Dieu nous tirera lui-même dans la dimension escomptée.

En ce qui concerne cette deuxième phase, nous garderons donc en mémoire, que seul le fait de placer Jésus en tant que Sauveur personnel et Seigneur, en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances, fera de nous des vainqueurs. Nous resterons soumis les uns aux autres, mais nous ne perdrons pas de vue que notre autorité personnelle, menée à bon escient avec le Seigneur, fera grandir notre foi et notre âme vers la dimension de Dieu.

Phase 3 : Les baptêmes.



Si nous sommes entrés dans cette attitude de cœur, afin de respecter la parole de Dieu, et afin de prendre position devant Dieu et devant les hommes, une nouvelle étape indispensable se présentera alors à nous : Le baptême d'eau !

Il s'agit de la prise de position chrétienne la plus importante, sur laquelle encore une fois, je ne m'étendrai pourtant pas, mais soulignerai cependant que pour chacun cela doit rester l'engagement d'une bonne conscience devant Dieu comme il est écrit en (1 Pierre 3-18/21) Christ aussi a souffert une fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu, ayant été mis à mort quant à la chair, mais ayant été rendu vivant quant à l'Esprit, dans lequel aussi il est allé prêcher aux esprits en prison, qui autrefois avaient été incrédules, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours de Noé, pendant la construction de l'arche, dans laquelle un petit nombre de personnes, c'est-à-dire huit, furent sauvées à travers l'eau.

Cette eau était une figure du baptême, qui n'est pas la purification des souillures du corps, mais l'engagement d'une bonne conscience envers Dieu, et qui maintenant vous sauve, vous aussi, par la résurrection de Jésus Christ.//

Il appartient donc à tout chrétien de prendre sa décision sur la manière d'accomplir ce baptême, en accord avec l'assemblée où le Seigneur l'a conduit, que ce soit par ruissellement ou par immersion. Il est indispensable que toute personne reste toujours dans la conviction de ses actes sans accepter de compromis. Afin donc, que chacun puisse agir par la foi dans la parole de Dieu et puise mesurer l'importance fondamentale de sa foi dans son propre baptême, je citerai en premier lieu ce passage que nous avons lu ensemble au chapitre huit (Hébreux 6-1/2) C'est pourquoi, laissant l'enseignement élémentaire de la parole du Christ, tendons vers la perfection, sans poser de nouveau le fondement : repentance des œuvres mortes, foi en Dieu, doctrine des baptêmes, imposition des mains, résurrection des morts et jugement éternel.//

En second lieu et toujours en rapport avec le baptême d’eau, (Romains 5-20/21 et 6-1/4) Or, la loi est intervenue pour que la faute soit amplifiée; mais là où le péché s'est amplifié, la grâce a surabondé. De la sorte, comme le péché a régné avec la mort, ainsi la grâce règne par la justice, pour la vie éternelle, par Jésus-Christ notre Seigneur.

Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Certes non ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui dans la mort par le baptême, afin que comme Christ est ressuscité d'entre les morts par la Gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.//

Je pense que ces différents textes parlent suffisamment d'eux-mêmes, pour que chacun puisse examiner sa conscience sur le fait de sa prise de position en rapport avec son baptême d’eau, et réponde lui-même si oui ou non, il a toujours vécu sa prise de position dans cette attitude de cœur qu’il reconnaît juste à l’âge adulte. Si ce n’est pas le cas, et qu’il considère que la première fois n’était pas un réel engagement, mais seulement un événement quelconque de sa vie passée, qu’il reprenne alors ce baptême devant Dieu et devant les hommes, pour bien manifester tout son réel attachement à Dieu.

Quoi qu'il en soit, s’il y a nouveau début, celui-ci sera vécu par chacun selon son rythme et si possible selon les désirs du Seigneur. N’oublions pas que si la prise de position est belle, elle représente également le fait de revêtir l’uniforme du « camp » de Dieu, le « camp » de l'ennemi nous voyant alors ouvertement comme adversaire.

Le but que le Seigneur me demanda de poursuivre au travers de cet ouvrage, n'est pas de faire des disciples qui me suivront, mais bien d’encourager chacun à recevoir le meilleur de ce que le Seigneur veut lui donner, c'est à dire LA VIE EN ABONDANCE ! Ce que vous lisez dans ces pages, pourrait donc vous être communiqué dans toute église chrétienne, à un niveau différent d’enseignement selon les confessions reconnues et leur façon de gérer la foi. En ce qui concerne le baptême dans le Saint-Esprit, que nous allons davantage regarder maintenant, certaines confessions le prêchent moins que d’autres, mais toutes le reconnaissent comme venant de Dieu en Jésus-Christ.         

C’est pourquoi, bien que la parole de Dieu soit claire à ce sujet, et qu'il suffit d'en faire la demande à Jésus d'un cœur sincère et repentant, il n'est pas nécessairement bon de le vivre isolément. Le Seigneur pourra certes baptiser chacun de l'Esprit, seul dans sa chambre ; mais de même que pour germer, la graine doit être arrosée régulièrement, principalement dans ses premiers temps de vie, de même la parole de Dieu est l'arrosage nécessaire et indispensable à notre semence qu'est le Saint-Esprit.

La Bible est certes là pour chacun, et contient elle-même toute cette eau nécessaire à faire croître la graine, mais de-même que plusieurs fois je me crus être devenu enfant, être devenu adulte alors que je n'avais fait qu'entendre parler de Dieu, si je puis me hasarder à donner un petit conseil, ce sera celui de ne pas rester nécessairement seul, surtout dans un premier temps. Dieu donne le Saint-Esprit à celui qui est d'accord de le suivre, mais s’il vous a donné le baptême dans le Saint-Esprit isolément et que vous ayez au minimum l'impression, qu'il vous demande d'aller dans une assemblée chrétienne, alors faites-le. Il peut en aller de votre salut.

Le chrétien isolé est en effet soumis à des règles semblables à la survie d’un membre coupé de notre corps et risque la mort. Ne serait-ce que par le manque de connaissance ou à cause de révélations non conformes à la parole de Dieu, il est facile de se laisser piéger. (Osée 4-6) : Mon peuple périt, parce qu'il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, je te rejetterai de mon sacerdoce; comme tu as oublié la loi de ton Dieu, moi-même j'oublierai tes fils.//

De même pour les révélations personnelles, principalement pour ce qui est de notre ligne de conduite, ce n'est pas parce que nous sommes baptisés de l'Esprit, que seul l'Esprit-Saint sera autorisé à nous adresser des conseils, comme nous l’avons dit et redit. C'est ainsi que si vous recevez une parole prophétique vous concernant, il sera bon que cette parole vous soit confirmée par d'autres, et réciproquement (1 Corinthiens 14-32) Les esprits des prophètes sont soumis aux prophètes.//

Bien qu'il y aurait beaucoup à dire à ce sujet, je crois que la sagesse veut que le soldat en campagne ne vive pas trop isolé. Il ne faut toutefois pas le craindre, dans certaines circonstances. La persécution qui sévit dans certains pays, pouvant provoquer ce genre d'isolement par exemple, le Seigneur comblera toujours de ses bienfaits celui qui se trouvera dans cette situation. Si par contre vous lui demandiez de vous désaltérer lui-même, alors que vous êtes assis devant une source d'eau pure fraîche et limpide, il se pourrait bien qu'il vous demande de vous baisser pour y boire.

N’en soyez pas surpris, et sachez aller boire au courant d'eau représenté par les assemblées chrétiennes. Dans tous les cas, faites néanmoins confiance à Dieu et non aux hommes, pour vous conduire là où il est bon que vous alliez; dans l'église, dans l'assemblée qu'il reconnaît bonne pour vous.

Certaines peuvent être plus fermées que d’autres aux manifestations du Saint-Esprit, et afin que vous ne vous laissiez pas influencé par des dires maladroits, nous allons prendre le temps de lire quelques références concernant le baptême dans le Saint-Esprit. (Luc 11-11/13) Quel père parmi vous, si son fils lui demande du pain, lui donnera une pierre ? Ou s'il lui demande du poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson ? Ou s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l'Esprit-Saint à ceux qui le lui demandent.//

(Actes 2-38/39) : Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés; et vous recevrez le don du Saint-Esprit. Car la promesse est pour vous, pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appelleras.//

La promesse est donc pour chacun de ceux qui ont le cœur sincère devant Dieu, dans le désir parfait de le suivre quoi qu’il leur en coûte. (Actes 1-8) : Mais vous recevrez une puissance, celle du Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre.//

Que celui qui a compris que son salut est dans les mains de Dieu, que son salut passe aussi par la promesse du Saint-Esprit, que celui-là donc ne cesse de le réclamer en Jésus-Christ. Tant qu'il ne l'aura pas reçu, qu'il persévère dans cette voie demandant également à Jésus, ce qui l'empêche peut-être de le lui donner. Mais que celui-ci s'y attende également, car c'est souvent quand il aura fini de combattre par lui-même et de demander sans réellement s’attendre à recevoir, que le Seigneur le lui donnera. Soyez fermes, car sa parole est la vérité : (Luc 11-9/10) Et moi, je vous dis : Demandez et l'on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe on ouvrira.//

Soyez sans crainte, si vous le demandez à Dieu d'un cœur humble et sincère, dans l'espoir de progresser dans ses voies, à l'image même de son fils Jésus, vous ne tarderez pas à le recevoir. A mon sens le plus gros handicap est pour celui qui n'a pas conscience qu'il est pécheur. Si cela était votre cas, demandez à Dieu la conviction de péché, c'est lui qui vous la donnera en rapport avec le péché dont vous prendrez alors conscience. Si nous n'avons pas nous-mêmes conscience que nos voies ne sont pas véritablement celles de Dieu, comment pouvons-nous nous reconnaître dans l'erreur sincèrement ? C'est pourquoi certains devront parfois entendre la parole de Dieu de longs mois avant de prendre conscience que leur vie n'est pas si exemplaire qu'ils le pensaient eux-mêmes.

Que ceux-ci, alors ne s’offensent pas pour autant, s'imaginant même que Dieu les délaisse, qu'il ne les aime pas, ou qu'il les fait attendre volontairement pour mieux les humilier, pour mieux les punir. Il m’aurait été avantageux, d'arriver devant Dieu avec le désir de le rechercher comme il voit que ces gens le font. Il apprécie certainement leurs tâtonnements, et sans doute veut-il également leur faire prendre conscience d'une simple petite chose contre laquelle ils se heurtent systématiquement sans trop comprendre. Nous sommes souvent très pressés de recevoir, mais Dieu est amour, et pour lui le temps n'a pas la même valeur que pour nous. Seul notre bien a de l'importance pour lui, c’est pourquoi il nous demande de lui remettre toute, mais absolument toute notre vie pour pouvoir la gérer selon lui. Ne vous inquiétez pas, si c’est votre cas, ce n'est pas lui qui fermera les portes. Attention toutefois de ne pas venir à Dieu avec une présomption de vérité et de connaissance de notre chemin, car Jésus le dit à Nicodème en (Jean 3-8) Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.//

Que personne venant à Dieu d'un cœur sincère et repentant, n'accepte pour autant de garder la culpabilité de son chemin passé, comme étant ce qui lui a fait perdre beaucoup de temps. Dieu s'en est servi pour nous amener à lui, sachons plutôt le remercier du don qu'il nous a fait en Jésus-Christ par la victoire à la Croix. Reconnaissons-nous responsables de nos fautes passées, mais acceptons-en le pardon au travers du sacrifice de Jésus, sans en garder la culpabilité, une fois notre repentance accomplie, nos erreurs et nos péchés confessés. Attendons-nous plutôt au déclic dans notre intelligence et notre cœur, à reconnaître l'obstacle en nous, à discerner là où nous devons accepter la remise en cause.

Pour moi, c'était en premier lieu comme je vous l'ai déjà dit, de ne pas reconnaître comme vérité les préceptes de Dieu, mais de vouloir mettre les miens en pratique. Quand ce genre de déclic se produit en nous, tout peut aller très vite après, ne vous découragez pas.

D'autres barrières font parfois obstacle au baptême dans le Saint-Esprit, simplement en ce qui concerne une parole, un fait biblique refusé. Ainsi le fait que Jésus ait tout accompli pour nous à la Croix, fait de lui le sauveur personnel de chacun. Le considérer comme le sauveur de l'humanité est donc une vérité, mais n'est pas suffisant pour celui qui a tendance à s'exclure volontairement ou involontairement du reste du monde. Le désir de Dieu en Jésus-Christ n'est pas d'être un Dieu lointain, un Dieu hautain, mais bien au contraire un Dieu présent, un Dieu de tous les instants, un Dieu d'Amour pour chacun de nous.

Parce que nous avons été rachetés à grand prix, Jésus veut venir faire sa demeure en nous, afin que nous lui appartenions corps, âme et esprit. Il veut que nous lui léguions notre vie. Non pas dans le but de l'usurper, mais bien au contraire pour nous l'amener à la perfection de l'amour, de la paix et de la joie, et que nous régnions pour toujours avec lui.

La seule condition qu’il y met, est que nous le mettions, Père, Fils et Saint-Esprit en PREMIER, comme il est dit dans le tout premier des commandements donnés à Moïse.

Si nous venons à lui sur la pointe des pieds, prétextant à chaque pas que nous avons autre chose à faire, comment pourra-t-il réellement agir pour nous rendre libres. Mieux vaut pour celui qui n'est pas convaincu que cette voie est bien celle de Dieu, qu'il lui demande de se manifester par quelque circonstance particulière, mais que lorsqu'il aura vu, celui-ci ne revienne plus jamais en arrière. Sachons ouvrir les yeux et voir que nous avons l'occasion aujourd’hui; que chacun est invité, mais qu'une fois la porte fermée, l'assemblée au complet, il sera trop tard, (Hébreux 3-7/8) C'est pourquoi, selon ce que dit le Saint Esprit: Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, N'endurcissez pas vos cœurs, comme lors de la révolte, le jour de la tentation dans le désert.//

Nous sommes tous invités, sachons donc saisir à pleine main l'opportunité que nous avons aujourd'hui, sans remettre à plus tard. Dieu veut et peut se manifester à chacun de ceux qui le lui demandent sincèrement dans le but de le suivre, mais sachons saisir la balle au vol, sans en attendre le rebond, sachons dire : OUI ! Donnons-lui la première place, donnons-lui notre vie, il saura nous la rendre au centuple.

Nous garderons en mémoire de cette troisième phase, le fait que si nous avons pleinement accepté Jésus en tant que sauveur personnel et Seigneur, notre désir sera tourné à prendre position pour lui dans le BAPTEME D’EAU. Alors, parce que nous voulons en toutes choses le suivre sincèrement, lui ne tardera pas à nous baptiser du SAINT-ESPRIT. S’il nous semble qu’il tarde, sachons éventuellement demander à Dieu la conviction de péché, mais dans le cas où il nous la donne, ne la dédaignons pas. N’oublions jamais que Jésus aura honte de celui qui aura eu honte de lui dans sa génération !

Phase 4 : Vivre dans la Nuée de Dieu



Nous sommes certes faits à l’image de Dieu en ce qui concerne la trinité, car en dehors du fait que nous sommes corps, âme et esprit, nous sommes surtout conscience, âme et esprit comme Dieu est Père, Fils et Saint-Esprit. Au départ, et je crois qu'il faut pour cela remonter jusqu'à la fécondation de l'ovule de la maman, chacun est créé dans la pureté de cette image de Dieu, et va grandir dans sa personnalité avec une âme qui lui est propre, et qui surtout est belle. A cette âme, en fonction de l’individu, vont venir se greffer, un « logiciel » personnel. Celui-ci progressera en taille au fil des circonstances, au fil des enseignements et de l'analyse que nous en tirerons, pour influencer en actions et réactions, l'âme qu'il guidera. C'est ainsi que dès le ventre de sa mère, cette âme va déjà recevoir certaines informations. Celles-ci ne seront peut-être que limitées dans l'échelle des perceptions, mais tout comme la réaction d'un aveugle face à un léger obstacle inattendu, peut le mettre dans un grand désarroi fort compréhensible, le fœtus peut quant-à lui, subir des frayeurs qui le marqueront profondément pour toute sa vie.

C'est ainsi que certains, avant même de voir le jour, auront vécu des situations qui auront commencé d'impressionner défavorablement leur logiciel, même si je ne parle pas là de liens. Il ne faut surtout pas voir en cela une accusation quelconque de ma part, mais c’est ce que je citais à la page 20 à propos de la tentation de mes parents à un éventuel avortement de maman. Eb02fr.html#txt_670 Ces esprits de peur et d'angoisse avaient donc commencé de donner une tendance à mon âme dès avant ma naissance.

Je le mentionne afin que toute personne qui a un tant soit peu le respect d'autrui, s'examine avant, d'une part, d'avoir des relations sexuelles, mais d'autant plus, avant d'envisager un avortement. Nous nous octroyons d'autant plus facilement des droits de vie et de mort sur des êtres humains, que nous ne les connaissons pas et qu'ils ne peuvent pas se défendre, que ce soit sur le plan individuel ou international.

Chacun arrivera donc dans la vie, avec une âme influencée par de plus ou moins mauvaises choses. Cette âme née de chair, recevra donc un logiciel imparfait, et se trouvera éduquée par toutes sortes d'esprits impurs tel la crainte, la peur, le rejet, ... même si la violence n'existe pas chez les parents. C’est la limitation de l’égocentrisme, base de départ de cette logique, qui éduquera cette âme dans son aspect psychologique naturel, et cela tout au long de sa vie, tant que Jésus ne lui aura pas apporté le Saint-Esprit. De même qu'il est impossible d'éduquer un enfant ou un petit chien en le faisant raisonner selon la sagesse de Dieu, de même il nous est impossible d'éviter ce cycle. Seul Jésus, qui naquit de naissance divine, pu éviter cela, raison pour laquelle il était le SEUL à pouvoir accomplir TOUTE la loi parfaite de Dieu, et reste le SEUL à pouvoir l’accomplir dans notre vie, car pourrions-nous dire : Non pollué initialement ! (Matthieu 1-18) : Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph; avant leur union elle se trouva enceinte par l'action du Saint-Esprit.//

Lorsque nous recevons le baptême dans le Saint-Esprit, notre âme, asservie qu'elle est depuis notre création à la logique laissée sous la tutelle charnelle de Satan, se trouve donc ensemencée d'une nouvelle semence de nature divine. Elle pourra ainsi perdre avec notre consentement, toutes les mauvaises logiques préalablement reçues, toutes les mauvaises influences, tous les mauvais conseilleurs qu'elle avait préalablement acceptés et subis.

Après ce baptême dans le Saint-Esprit donc, à mesure que nous accepterons de perdre avec notre nouveau guide, les « mémoires » de notre âme au sujet de tous nos automatismes passés, nous fermerons la porte à ces dites « mémoires », à condition toutefois que nous en soyons victorieux selon Dieu, c'est-à-dire par la repentance, la Croix, et le non-retour à la réaction charnelle initiale.

Si nous fermons alors la porte au nom de Jésus, ce n'est d'ailleurs pas nous qui la fermons, mais bien lui qui a toute autorité sur la terre et dans les cieux pour le faire, et devant qui tout genou fléchira. (Apocalypse 3-7) Ecris à l'ange de l'église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, le véritable, celui qui a la clé de David, celui qui ouvre et personne ne fermera, celui qui ferme et personne n'ouvrira...//

C'est pourquoi le Seigneur nous appelle à redevenir des enfants, c'est à dire comme au premier jour. Il nous appelle à cela car la logique d'un enfant est simple et facile à modeler, confiante. C'est effectivement à l’adolescence puis à l'âge adulte, que nous avons la possibilité du choix entre garder ce qui nous incitait et nous incite encore à conserver souvent de bien mauvais penchants, ou faire confiance à l'Esprit de Dieu en toutes choses. Ce ne sont que dans ces conditions, que peut agir notre foi, notre confiance en Jésus, car la sagesse de Dieu n'est pas celle des hommes.

(1 Corinthiens 3-18/20) : Que nul ne s'abuse lui-même: si quelqu'un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage. Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur fourberie. Et encore : Le Seigneur connaît les raisonnements des sages, il sait qu'ils sont vains.//

C'est ainsi que même baptisés dans l'Esprit, il nous arrive encore si fréquemment d'agir ou de réagir, non pas comme le Seigneur nous le conseille et qu'il le fit lui-même pour nous encourager aux bonnes tendances, mais bien comme notre ancien conseilleur nous a toujours guidés à le faire. En cela nous continuons d'agir et surtout de réagir non pas selon les préceptes de Dieu, mais bien selon ceux de l'ennemi, selon la chair. Ce n'est pas elle qui nous dira, si l'on te frappe sur une joue tends l'autre joue, mais bien au contraire, œil pour œil, dent pour dent. Ou encore : « Je suis plus malin qu'eux  et je n'ai pas peur, je les aurai par le scandale devant lequel ils seront obligés de s'effacer », au lieu de rappeler « malheur à celui par qui le scandale arrive ».

Le Seigneur cherchera bien entendu à nous éviter beaucoup d'écueils dans ces moments cruciaux du baptême dans le Saint-Esprit, mais si nous trébuchons, ne culpabilisons pas (Romains 8-1/5) Il n'y a maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, qui marchent non selon la chair mais selon l'Esprit. En effet, la loi de l'Esprit de vie en Christ-Jésus m'a libéré de la loi du péché et de la mort. Car - chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force - Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair; et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l'Esprit. En effet, ceux qui vivent selon la chair ont les tendances de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l'Esprit ont celles de l'Esprit.//

Cela revient à dire, comme nous en avons déjà longuement parlé, que la Loi conforme à l’Esprit de Dieu ne peut pas naître réellement en nous par une dimension à laquelle nous donnons simplement raison, par accord avec la part charnelle de notre âme, mais seulement par l’intervention de Dieu en rapport aux victoires successives de foi conduite par l’Esprit Saint, face à nos réactions vécues dans ce registre. Cette dimension de l’Esprit dans notre âme progressivement renouvelée, donne alors raison à la Loi de Dieu, comme venant de nous-mêmes dans une réelle justice de Dieu. C’est là le miracle qui s’opère en nous, lorsque Jésus nous rend vainqueur d’une tentation par son Esprit, nous transmettant sa capacité de refus d’une gestion charnelle dans la réalité de la vie. Notre chair, née d’un conflit entre son propre égocentrisme et sa nécessité de survie en se laissant dominer, et non par acceptation volontaire, se trouve renouvelée seulement par le conflit dans une dimension au moins égale à sa construction, géré en harmonie avec le Saint-Esprit de Dieu.

Ceci voudrait-il dire que nous ne pouvons plus pécher, si nous sommes baptisés du Saint-Esprit ? Si nous vivons par l'Esprit, certes nous ne péchons plus, mais si nous réagissons de nouveau dans la chair, conduits par des esprits impurs, nous pécherons de nouveau et notre pardon nous restera acquis de même qu'avant, par la repentance et la Croix.

Après ces jours heureux qui font généralement suite au baptême dans le Saint-Esprit, nous ne devrons donc pas perdre de vue que si nous avons été ensemencés, il nous appartient, avec l'aide de Dieu de cultiver notre jardin d'autant mieux que nous en aurons pris l'engagement par le baptême d'eau. C’est là qu’intervient le plus facilement le fait de travailler  pour Dieu et non AVEC Dieu. Celui qui cherchera de travailler humblement avec Dieu, ne sera certes pas toujours dans la parfaite volonté de Dieu. Il sera parfois en dessous, selon sa communion de l’instant, parfois au-dessus de ce que Dieu voudrait pour lui, mais sa tendance sera bonne et équilibrée. Il sera certes charnel pour sa part de comportements qui ne serons pas encore revus et corrigés, mais Dieu n’est pas un tyran, il EST toujours, comme dans Exode 3 : « L’Éternel Je Suis » ! Tant que c’est Lui qui nous conduit dans notre cheminement, de qui devrions-nous avoir peur ?

Celui qui par contre travaillera « pour Dieu », aura parfois beaucoup de valeur à ses propres yeux ou aux regards de ses congénères, mais tout zélé qu’il pourra être, deviendra parfois un tyran pour lui-même et pour les autres, ses passions charnelles dépassant souvent de beaucoup la volonté de Dieu.

C'est à ce point, les jours et les années passant, que nous en revenons à l'emploi de notre binette du chapitre 8, ou à faire tomber progressivement toutes les haies de ce cent-dix mètres haies dans notre âme.

Certains en cela, tenteront-ils de faire comme j'entendis une fois le témoignage d'un homme le jour de son baptême d'eau ? Ayant remarqué dans son entourage proche, que Dieu avait demandé à plusieurs de se séparer de beaucoup, et surtout des choses auxquelles ils tenaient le plus, il commença de se débarrasser de ce qu'il avait de plus cher à ses yeux afin de garder le reste... Peut-être cet homme avait-il raison, dans sa démarche personnelle, peut-être, n'avait-il pas eu la nuque trop raide et avait-il compris dès le premier appel de Dieu ce que le Seigneur attendait de lui ? C'est possible, mais permettez-moi cependant d’émettre quelques réserves. Ce que je sais par contre, c'est que pour ces fameuses haies dans notre couloir de course, comme nous en avions pris l’exemple, ces fameux cailloux en forme de camembert sur notre chemin, celui qui agira ainsi risquera de se fourvoyer complètement. Nous ne sommes pas ceux qui pouvons devancer Dieu, quant-à ce que nous ne connaissons pas encore, alors que rien, absolument rien, ne remplacera jamais aux yeux de Dieu, l'humilité avec laquelle il nous demande d'avancer et de le suivre journellement.

Dans le même sens que cet exemple, mais au sujet des esprits impurs qui guident notre vie de mauvaise façon et dont nous devons un jour être vainqueurs, certains vous diront : « si l'esprit clé qui en retient bien d'autres est chassé, tous partiront dès la première prise d'autorité ». Cela revient à dire que dans ma propre vie, si j’avais commencé de chasser la peur qui fut dès le sein de ma mère, le premier esprit impur qui domina sur ma vie, tous seraient partis en même temps ???  Ou encore dans l'exemple que nous avions pris de la colère suite à la jalousie, si l'un chasse la jalousie, la colère partira ? Je crois que ceux-ci confondent, l'autorité que le Seigneur donne à chacun sur tout esprit impur ou démon, et la responsabilité de la personne à leurs laisser des droits de retour sur elle-même.

Je ne voudrai surtout pas donner raison à de tels faux enseignements, même si Dieu agit comme il l’entant pour chacun, car même si la chose pourrait éventuellement exister dans des cas bien précis de deux ou trois esprits impurs non véritablement liés à la personne par ses actes, cela devient délirant et presque démoniaque, pris dans une généralité. Rester à l'écoute de Dieu plus qu’à des enseignements pompeux est le plus sûr moyen de gagner du temps et même d’en rattraper. Dieu nous conduira toujours à la Croix pour chacune de nos erreurs, sans enfouir et recouvrir de fleurs un terrain miné, contrairement à cette attitude irresponsable, face à tous les malheurs que notre chair peut engendrer. Je n'ai d'ailleurs pas l'impression pour ma part, qu'une personne qui serait rendue parfaitement libre aujourd'hui, même avec un cœur complètement transformé, saurait parfaitement bien où poser les pieds au lendemain. Ses « conducteurs » seraient certes renouvelés, mais comment son âme saurait-elle entrer dans de bonnes réactions, alors qu’elle est restée dans la construction de l’ancienne logique,? Celle-ci ne disposant d’aucun repère, serait-elle capable d’agir mieux que Jésus qui du attendre trente ans de communion avec le Saint-Esprit pour entrer dans son ministère ? Non ! Afin de gagner du temps, acceptons d'en « perdre » en restant sagement à l'écoute de Dieu, dans la prière et parfois même le jeûne, mais en restant véritables et sincères.

L’important pour celui qui est baptisé de l’Esprit, n’est pas seulement de perdre tous ses mauvais conseilleurs de tentation au péché, mais bien que son âme, initialement née à la dimension de l’esprit impur, entre progressivement dans la dimension du Saint-Esprit. Il y a pour cela des repères, des moyens de comparaison qui n’existaient pas avant, dès lors où nous avons reçu le baptême dans le Saint-Esprit. Avant ce baptême, l’analyse de nos réactions avec notre conscience, ne nous était accessible comparativement que par les esprits impurs nous la commentant, alors que celle-ci se fera après, avec un cœur plus ou moins partagé entre l’esprit impur et l’Esprit-Saint.

Si certains de nos mauvais comportements peuvent en effet rester confus après le baptême dans le Saint-Esprit, la différence réside toutefois dans la conviction à les accomplir ou les commenter dans certains milieux. Il en résulte alors comme une ambivalence, comme un déphasage entre nos pensées, nos propos ou nos actes selon les milieux dans lesquels nous sommes amenés à évoluer et selon que nous nous laissons guider ou non par l'Esprit-Saint. Ce témoin de danger, est alors beaucoup plus permanent, amenant la conscience du péché à mesure que nous avançons vers lui, dans une ambivalence qui devient d’autant plus grande, si nous prenons le temps de regarder à certains commentaires que nous pourrions en faire dans la paix, l’harmonie d’un climat de louange et d’adoration, et ce que nous vivons au travers de nos situations conflictuelles. Chaque fois qu’il nous semble être tombés dans l’erreur d’une mauvaise gestion du conflit, nous devons alors prendre le temps de faire un examen de conscience devant Dieu, lui demander humblement d'ouvrir nos intelligences sur nos véritables attitudes et motivations, un peu comme si nous devenions spectateurs de nos propres actes et des motivations qui nous y ont incités.

Je ne parle pas nécessairement de conflits verbaux ou agressifs envers quiconque. Il s’agit de situations banales rencontrées au volant de son véhicule ou entre époux par exemple, dans les plus petites choses, mais dans lesquels nous éprouvons quelque mécontentement, qui nous amène à gérer une attitude selon une dimension qui ne nous semble pas claire devant Dieu. L'un des tests est simple pour celui qui veut s'examiner lui-même, et ce n’est pas le seul en la matière, car il y en a autant que de situations que nous pouvons rencontrer, même s’ils vont tous dans le même sens. Nous l'avons déjà cité, mais relisons le (Matthieu 5-44/48) : Mais moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent. ALORS vous serez fils de votre Père qui est dans les cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et les injustes.

En effet, si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les péagers aussi n'en font-ils pas autant ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi, eux-mêmes, n'en font-ils pas autant

Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait.//

Si nous nous voyons parfois agir ou réagir différemment de cela, sachons ne pas nous croire arrivés plus que d'autres, seul l'orgueil pourrait nous le faire croire. Et puis pour ceux qui n'auraient aucun doute de leur bonne ligne de conduite, qu'ils regardent alors à leurs motivations du moment. Car même au moment de mettre en pratique ce que nous venons de lire, et surtout à ce moment d'ailleurs, sachons regarder à la motivation qui nous conduit. Si c'est pour le bien de ceux qui nous persécutent que nous prions, sans espoir d'en rien recevoir pour notre part en retour, alors, à ce moment du-moins nous agissons bien. Mais si quelque part en nous, il reste une vague idée d'en recevoir le bénéfice, ou ne serait-ce que la plus minime des justifications, ne nous leurrons pas, ce n'est pas ce genre d'attitude que Dieu agrée.

Le motif aura alors été de natures diverses, aussi mauvaises les unes que les autres. Ceci permettra par exemple de mieux nous justifier et parfois nous convaincre de notre respect de la parole de Dieu. Dans ce cas, cela nous permettra sans doute de vanter plus ou moins notre spiritualité à ceux qui nous auront entendus prier de la sorte, ou à ceux à qui cela sera rapporté. Nous pouvons effectivement facilement tromper les hommes, mais ne nous leurrons pas nous-mêmes, nous ne pouvons pas tromper Dieu.

Si nous cédons à des attitudes hypocrites, il le sait, et comme Jésus le disait alors (Matthieu 23-24/28) : Conducteurs aveugles ! Qui retenez au filtre le moucheron et qui avalez le chameau. Malheur à vous, scribes et Pharisiens1 hypocrites ! Parce que vous purifiez le dehors de la coupe et du plat, alors qu'en dedans ils sont pleins de rapine et d'intempérance.

Pharisien aveugle ! Purifie premièrement l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne pur.

Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis qui paraissent beaux au dehors, et qui au-dedans sont pleins d'ossements de morts et de toute espèce d'impureté. Vous de même, au-dehors, vous paraissez justes aux homes mais au-dedans vous êtes remplis d'hypocrisie et d'iniquité.//


1) Pharisien.- Les Pharisiens dont le nom signifiait vraisemblablement les séparés, étaient très rigoristes dans l'observation des commandements de la Loi, et beaucoup d'entre eux étaient des scribes ou des docteurs de la Loi. Ils croyaient à la résurrection des morts et aux anges, contrairement aux Sadducéens.

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